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Electrosensibilite
Electrosensibilité, vue de l'esprit ? ou réalité d'un monde moderne. Depuis quelques décennies, notre environnement électromagnétique
s'est profondément modifié par l'utilisation croissante de l'électricité dans
nos pays industrialisés. Aux sources naturelles, terrestres ou cosmiques,
s'ajoutent les sources artificielles dues aux nombreux progrès techniques qui
font usage de l'électricité et de ses propriétés.
Un nombre croissant de personnes se plaignent d'une large gamme de
symptômes non spécifiques, qu'elles attribuent à l'électricité et qui
apparaissent à des niveaux d'exposition qui ne causent aucune réaction chez la
majorité des personnes, à des fréquences et des intensités auxquelles la
population générale est exposée et largement en-dessous des recommandations
internationales.
Sensibilité électromagnétique ou Electrosensibilité
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La sensibilité électromagnétique (ou électro-hypersensibilité,
HSEM) est un trouble reconnu depuis 2004 par l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), et est officiellement considéré comme un
handicap (et non une maladie) en Suède. Contrairement à ce que l'on peut souvent
lire, le gouvernement britannique n'a jamais reconnu ce trouble officiellement.
Il s'agit d'une sensibilité accrue aux ondes
électromagnétiques et autres champs électriques ou magnétiques, induisant
des symptômes physiques et/ou
psychologiques à des niveaux d'exposition généralement considérés comme étant
inoffensifs pour la majorité des personnes. Dans certains cas, les personnes
sont tellement affectées qu'elles s'isolent et sont amenées à cesser le travail
et changer leur style de vie, alors que d'autres personnes rapportent des
symptômes moins sévères qui entraînent un évitement de certaines sources de
champs électromagnétiques.
Les premières recherches scientifiques à ce sujet concernaient l'exposition
aux moniteurs
d'ordinateur, mais des études récentes se sont intéressées aux antennes-relais
de la téléphonie
mobile, aux lignes à haute
tension, des transformateurs
électriques ou encore des téléphones portables eux-mêmes.
Symptômes de l'electrosensibilté
Les symptômes rapportés sont très divers. Ils peuvent être :
- de type dermatologique : Certains patients électrosensibles rapportent
des rougeurs au niveau de la face lors du travail sur écran, des picotements ou
des sensations de brûlure à proximité d'appareils électriques.
- de type neurasthénique et végétatif:
Certains patients électrosensibles rapportent de la fatigue, des maux de tête,
des troubles du sommeil, des douleurs musculaires, de l'anxiété, des troubles
digestifs (nausées), des troubles de la concentration et de la mémoire, des
vertiges...
- autres : Certains patients électrosensibles rapportent des troubles de
la sphère "nez-gorge-oreilles" comme par exemple des picotements dans la gorge.
D'autres patients rapportent également des irritations au niveau des yeux.
Il n'existe pas de profil symptomatique spécifique, ce qui signifie que les
symptômes peuvent s'apparenter à d'autres troubles ou maladies. Ces symptômes
sont également fréquemment rencontrés dans la population générale.
Plusieurs auteurs ont analysé les symptômes décrits par des électrosensibles.
Dans l'étude de Hillert et ses collègues (2002), le symptôme le plus fréquemment
cité est la fatigue, suivie de problèmes dermatologiques au visage, de
sensations de lourdeur dans la tête, d'irritation des yeux, de nez bouché ou
encombré, de maux de tête, de difficultés de concentration... Röösli et ses
collègues (2004), quant à eux, décrivent en ordre décroissant des troubles du
sommeil, des maux de tête, de la nervosité/angoisse, de la fatigue, des
difficultés de concentration, du tinnitus, des vertiges, des douleurs dans les
membres... Ces auteurs n'observent pas de différences entre les symptômes cités
par les hommes et les femmes.
Les résultats de Schüz et ses collègues (2006) rejoignent également ce qui
vient d'être présenté: le symptôme cité le plus fréquemment est la fatigue,
suivie de difficultés de concentration, de troubles du sommeil, de lassitude, de
mauvaise humeur, d'inconscience, de maux de tête, de sensations de
faiblesse...
Chez certaines personnes, on observe une évolution de l'électrosensibilité
vers la chronicité. Les conséquences sont très diverses:
- Souffrances physiques et psychologiques (occupation des pensées, anxiété,
état dépressif, stress...)
- Comportements d'évitement de l'exposition
- Organisation de la vie du patient autour de ce problème
- Absentéisme, incapacité de travail
- Isolement social
- Difficultés financières dues aux déménagements et aménagements électriques
de la maison...
Parfois, une incompréhension de l'entourage professionnel et familial et la
non reconnaissance du monde médical aggravent encore l'isolement de la personne
électrosensible.
Plusieurs auteurs parlent d'un cercle vicieux où symptômes, associations de
ces derniers à une (des) source(s) électromagnétique et comportements
d'évitement se succèdent, s'amplifient et s'auto-entretiennent.
Sources d'électrosensibilité [modifier]
Les sources incriminées sont toujours plus répandues dans nos sociétés
modernes. Röösli et ses collègues (2004) ont analysé les causes suspectées des
symptômes.
Dans l'étude de Röösli et ses collègues (2004), les causes suspectées citées
par les 167 électrosensibles interrogés étaient en ordre décroissant, les
antennes de téléphonie mobile, suivies des GSM, des téléphones sans fil (type
DECT), des lignes à haute tension, des transmetteurs de radiodiffusion, des
écrans d'ordinateur, des lignes de train/tram, des transformateurs, des écrans
de TV, des appareils électriques et de l'éclairage.
Il n'existe pas de réelle spécificité des symptômes en fonction de la source.
Schreier et coll. (2006) notent que des inquiétudes sont plus souvent exprimées
à l'égard des antennes de téléphonie mobile et des lignes à haute tension par
rapport au GSM, appareils électriques et téléphone sans fil. Des résultats
similaires ont été obtenus dans une autre étude (Siegrist et coll., 2005) et en
Autriche (Hutter et coll., 2004).
Prévalence de l’électrosensibilité [modifier]
Une étude européenne (Bergqvist et al., 1997) décrivait davantage de cas en
Suède, au Danemark et en Allemagne et moins de cas en France, en Autriche et au
Royaume-Uni (gradient Nord-Sud). Dans cette même étude, les sources d'exposition
étaient intérieures (par ex. : écrans d'ordinateur) dans les pays
scandinaves et extérieures (par ex.: lignes à haute tension et antenne GSM) dans
nos régions.
Les proportions de personnes électrosensibles varient de quelques personnes
par million à 8% des personnes interrogées. Voici quelques résultats:
- 3,2 % de personnes électrosensibles parmi les personnes interrogées par
Levallois et al. (2002) en Californie.
- 1,5 % des répondants se disent électrosensibles dans l'étude de Hillert
et al. (2002) en Suède.
- 6 % de la population allemande se dit électrosensible dans l'étude de
Schroeder (2002).
- 4,2% des femmes et 1,7% des hommes dans la population étudiée est
"electromagnetic sensible" dans l'étude de Leitgeb & Schröttner (2003).
Cette sensibilité est définie à partir d'un seuil de perception du courant.
- 2,7% de la population étudiée (en Suisse) par Schreier et al. (2006)
rapportent des effets négatifs sur la santé attribués aux champs électriques et
magnétiques. 2,2% rapportent avoir subi de tels effets dans le passé.
- Dans l'enquête de la Commission Européenne (Bergqvist et al, 1997), les
questionnaires ont été envoyés dans 138 centres de médecine du travail et 15
groupes d'entraide (taux de réponse de respectivement 49 et 67%). La fréquence
varie de quelques personnes par million (en Angleterre, Italie et France, selon
les médecins du travail) à quelques dixièmes de pourcent (au Danemark, en
Irlande et Suède, selon les groupes d'entraide).
Diagnostic de l’électrosensibilité
Il est difficile d'établir un diagnostic d'électrosensibilité car il n'existe
pas de signes cliniques spécifiques objectivés ou de marqueurs
pathophysiologiques spécifiques ou sensibles permettant de caractériser cette
intolérance. Nous ne connaissons aucun mécanisme biophysique plausible.
Il est important de souligner que ces symptômes sont réels et que la
souffrance de ces personnes ne doit jamais être remise en question. Cependant,
ils ne peuvent objectivement être attribués aux champs électromagnétiques. En
effet, à ce jour :
- les études épidémiologiques ne permettent pas de clairement déterminer la
cause réelle des symptômes rapportés (effets liés à l'exposition aux champs ou
liés à la perception d'un risque et des craintes engendrées?).
- les études de provocation n'ont pas permis d'établir un lien de cause à
effet direct entre l'apparition des symptômes et l'exposition aux champs
électriques, magnétiques ou électromagnétiques, quelque soit leur
fréquence : l'exposition à ces champs n'entraîne pas toujours des
symptômes, et inversement ces derniers apparaissent également en l'absence des
champs.
Remarques:
Les études épidémiologiques analysent la fréquence des symptômes dans des
populations exposées à long terme à certains types de champs, en raison par
exemple de la présence d'une ligne à haute tension ou d'antenne-relais de
téléphonie mobile à proximité de leur domicile.
Dans les études de provocation, les volontaires sont exposés en laboratoire à
des champs électriques et/ou magnétiques. Ils doivent déterminer s'ils ont été
exposés (détection du champ) et rapporter d'éventuels symptômes. Ils peuvent
également être soumis à différents tests de mémoire et d'attention. En fonction
de la fréquence étudiée, l'appareillage est différent. Afin de valider
l'expérimentation, volontaires et chercheurs ignorent si l'exposition est réelle
ou simulée. On parle d'études en double aveugle.
Selon le groupe d'experts de la Commission Européenne (Bergqvist et al, 1997)
et le groupe de travail de l'OMS (voir aide-mémoire n°296), le terme
"électrosensibilité" n'implique pas une relation établie entre les champs
électromagnétiques et une réaction de santé car les études de provocation n'ont
pas montré une relation claire entre les sensations subjectives et l'exposition
aux champs électromagnétiques.
Toutefois, les études de provocation qui testent des effets immédiats et
aigus de l'exposition présentent des limitations. Par exemple, ces études ne
tiennent pas compte de la latence d'apparition des symptômes en raison d'une
durée d'exposition relativement courte, ne présentent qu'une seule source de
champs électromagnétiques ou des harmoniques générées artificiellement,
entraînent un stress additionnel (effet d'anticipation).
Traitement de l’électrosensibilité
En l'absence de démonstration d'un lien de cause à effet et de critères
diagnostiques définis, la première étape consiste à rejeter toute pathologie
médicale connue qui pourrait expliquer les symptômes. À partir de
l'identification des conditions médicales, psychosociales et environnementales
de la personne électrosensible, une prise en charge individualisée,
multidisciplinaire et globale devrait être privilégiée.
Le choix d'une thérapie doit se baser sur la présentation clinique, ainsi que
sur la réponse au traitement. De nombreuses techniques thérapeutiques ont fait
l'objet de publications et parmi celles-ci, les thérapies
cognitivo-comportementales s'avèrent les plus efficaces (Rubin et al., 2006;
Irvine, 2005; Hillert et al., 2002).
Hillert et al. (2002) indiquent que le pronostic est meilleur lorsque la
prise en charge est réalisée précocement et lorsque les symptômes sont associés
au travail sur écran de visualisation. Soulignons encore qu'une rémission
spontanée est observée dans un certain nombre de cas.
Röösli et al. (2004) ont analysé les moyens mis en œuvre pour éviter les
symptômes. Réduire l'exposition est souvent considérée comme un moyen
momentanément ou partiellement efficace dans l'amélioration de la
symptomatologie par les personnes qui s'en plaignent. Mais la réduction de
l'exposition semble entraîner la personne électrosensible dans une spirale
d'évitements et d'aménagements qui ont des conséquences parfois importantes en
terme de coûts, d'isolement social et professionnel et de qualité de vie.
Étant donné que les plaintes rapportées le sont généralement pour des niveaux
d'exposition habituellement rencontrés dans notre vie quotidienne, cette
solution devrait, au préalable, être mûrement réfléchie à la lumière des
évaluations de l'exposition et des données scientifiques dans le domaine.
Perspectives de recherche vers une solution pour l’électrosensibilité
Des recherches sont encore nécessaires afin de mieux comprendre les causes et
d'autres aspects de la symptomatologie ainsi que pour tester l'efficacité des
méthodes thérapeutiques destinées à aider les personnes qui se plaignent
d'électrosensibilité.
L'hypothèse selon laquelle les électrosensibles auraient une plus grande
réactivité du système nerveux central (Wang et coll., 1994; Sandström, 1997;
Lyskov et coll., 2001) est également à suivre. Il s'agirait d'une prédisposition
physiologique qui entraînerait une sensibilité plus grande aux stresseurs
environnementaux.
Antenne-Relais et EHS face à la législation
Plusieurs associations et scientifiques assurent que les systèmes de
téléphonie portable posent des problèmes pour la santé de certains groupes
d'individus (femmes enceintes ou jeunes enfants, par exemple). À Prague en 2004
le congrésde l'OMS
concluait que la notion d'hypersensibilité aux champs électromagnétiques ne
reposait pas sur des fondements scientifiques, il s'est trouvé que les causes de
ces maux seraient plutôt liés à l'environnement, par ailleurs la peur liée à
l'installation de nouvelles antennes relais pourraient provoquer des pathologies
d'ordre psychosomatiques. Ainsi, le tribunal d'instance de Strasbourg devait
entendre en septembre 2006 une habitante affirmant être atteinte
d'électro-hypersensibilité, une pathologie reconnue en 2004 par l'OMS ainsi
qu'en Grande-Bretagne et en Suède, mais pas en France. La plaignante entend
invoquer au procès une jurisprudence de juin 2003
selon laquelle le tribunal de
grande instance (TGI) de Grasse (Alpes-Maritimes) avait
estimé que « l'identification d'effets potentiellement négatifs découlant
d'un phénomène, d'un produit ou d'un procédé, ainsi que l'incertitude dans
l'estimation de leur risque, doit conduire à l'application du principe de
précaution ». La maire de la Roquette-sur-Siagne
(Alpes-Maritimes), avait assigné SFR pour avoir édifié à proximité d'une école
un pylône de 12 mètres destiné à l'installation de deux antennes de téléphonie
mobile. Les usagers de l'école présentaient des migraines, des troubles du sommeil
et une fatigue
accrue. L'état des connaissances concernant les risques potentiels pour les
enfants (dont le cerveau, en plein développement,
est plus sensible aux perturbations), est proche de nul.
Electrosensibilité quelques références
- ?
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electromagnetic fields, September 27-29; Graz, Austria. 123-132.En cliquant sur
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